Mercredi 28 juin 2017

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Lilienthal vers 1891

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Chanute vers 1896

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Les frères Wright vers 1902

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Planeur Avia 152 A vers 1930

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Le planeur SG38 vers 1938

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Le Grunau Baby vers 1940

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Planeur Air 100 en 1950

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Planeur Edelweiss en 1971

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Planeur Pégase en 1995

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Planeur DG 1000 en 2009

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Cohabitation en bonne intelligence

LE VOL À VOILE


Le vol à voile est un sport aérien de loisirs et de compétition. Les pilotes de planeurs, appelés vélivoles, apprécient la liberté, le plaisir esthétique et la joie de maîtriser leur machine ; si certains se plaisent à rester en l'air au voisinage de leur aérodrome d'attache, d'autres se lancent des défis en tentant de réaliser des circuits, souvent triangulaires, les plus longs possibles. Ces épreuves confrontent les pilotes à des conditions aérologiques souvent évolutives.

Les pilotes doivent les analyser sans cesse afin d'exploiter les ascendances qui leurs permettront de parcourir de grandes distances en une journée.
Les parcours peuvent être de différents types :

  • - soit des lignes droites à but fixé.
  • - soit des allers-retours ou des triangles dont les points de virages sont fixés au départ.
  • - soit la plus longue distance libre possible.

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En vol au-dessus des Alpes

Le vol à voile est un sport ignoré des médias. Sans crainte de se tromper, on peut affirmer que la télévision ne consacrera jamais une émission au vol à voile ni qu'un journal sportif ne relatera jamais une épreuve ou un record réalisé en planeur. Ça n'intéresse personne. Pourquoi ? Non pas que nous soyons trop peu nombreux: au contraire, nous sommes des milliers d'adeptes dans le monde, tous les pays tempérés pratiquent le vol à voile. En Europe, la France, le Rayaume Uni, la Suisse et l'Allemagne comptent de nombreux clubs et pilotes. Mais le vol à voile est un sport discret et silencieux: un planeur peut voler 8 heures et parcourir 750 km dans une journée sans être remarqué par quiconque. Ce genre d'exploit, relativement courant, ne suscite aucun étonnement, dommage car c'est véritablement une performance très difficile à réaliser. Et on ne soulignera jamais assez que les vélivoles ne consomment aucune énergie fossile ou électrique (mise à part les 4 ou 5 litres d'essence nécessaires pour le remorquage voire même beaucoup moins si le lancer se fait par treuillage).
Le vol à voile pourrait passer pour un sport ingrat dans la mesure où, pour faire une heure de vol d'instruction, il faut passer beaucoup d'heures au sol, sans parler des livres à étudier pour acquérir les notions de base sur l'aérodynamique, la météorologie et la réglementation aérienne. Néanmoins, la patience et les efforts consentis sont toujours récompensés par le bonheur de voler dans un espace de silence et de liberté.
Le vol à voile est un sport exigeant, donc formateur. Pour se conformer aux règles de sécurité, le vélivole doit montrer beaucoup de sérieux, de maîtrise de soi et d'honnêteté intellectuelle. Pas de frime ni de triche.

Si pour certains le vol à voile est une activité de loisir, pour d'autres il est surtout une recherche de performances, voire de records ; les pilotes expérimentés n'ont qu'un but: partir sur la campagne pour réaliser les circuits les plus longs possible et rentrer à la base en fin d'après-midi après avoir parcourus 300, 500 ou 700 km. En cas d'échec, souvent pour des raisons météorologiques, le pauvre pilote malchanceux devra se poser dans un champ, ce qu'on appelle faire une vache dans notre jargon. Il devra alors attendre l'équipe de dépannage qui viendra l'aider à démonter son planeur pour le placer à bord d'une remorque spéciale: le vol se finira par la route.
Sport individuel en apparence, le vol à voile est en réalité un sport d'équipe: la mise en oeuvre de plusieurs planeurs, d'un remorqueur et d'une voiture de piste nécessite un groupe soudé dans lequel le partage des responsabilités et la répartition des tâches sont essentiels. Il faut déléguer et participer, faire confiance et vérifier, aider et se faire aider: le groupe est déjà l'image d'un équipage.
Mais le sérieux n'est pas l'austérité, les vélivoles sont des gens heureux qui aiment se retrouver pour partager leur passion, l'ambiance sur la piste est toujours joyeuse, amicale et conviviale. Comme il n'y a pas d'âge pour piloter un planeur, un club de vol à voile est un brassage de toutes les générations: les jeunes vélivoles débutants se mêlent aux vieux vélivoles chevronnés, les filles sont toujours bien accueillies et il n'est pas rare de croiser sur le bord de la piste un groupe d'épouses avec leurs enfants. Le vol à voile ne se réduit pas au plaisir de voler: c'est avant tout un groupe d'amis et une ambiance. Et si c'était là l'essentiel?

Comment gagner de l'altitude


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Les ascendances thermiques permettent au planeur de gagner de l'altitude


Comment parcourir de grandes distances


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Un planeur se déplace d'une ascendance à l'autre pour parcourir de grandes distances


Et s'il n'y a plus d'ascendances ?


Quand un pilote part en circuit sur la campagne, il s'appuie sur des prévisions météo favorables qui lui laissent espérer une bonne instabilité sur sa route et jusqu'à l'heure prévue de son retour sur le terrain de départ. Mais souvent il lui arrive de rencontrer des zones de faible instabilité difficiles à traverser ; l'expérience et le jugement sont alors déterminants pour se tirer de ce mauvais pas. Sans ascendances pour regagner de l'altitude, le pilote doit se résoudre à atterrir.

Si les performances des planeurs actuels permettent, la plupart du temps, de rejoindre un aérodrome, il reste néanmoins des cas où le pilote se voit contraint d'atterrir dans un champ en pleine campagne : on dit se poser aux vaches ou se vacher. Il faudra alors qu'une équipe de dépannage viennent avec une remorque pour ramener, par la route, le planeur démonté et son pilote dépité.

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Quand les ascendances cessent, on peut finir aux vaches...

Quelques records du monde de vol à voile


Contrairement à d'autres sportifs plus médiatisés, les vélivoles n'ont pas le culte du record. Le plaisir de voler dans une ambiance conviviale est plus important que de battre un record de vitesse ou de distance. Beaucoup de records, battus dans des contrées particulières comme la Cordillière des Andes, ne pourraient d'ailleurs pas être réalisés ailleurs. Néanmoins les records réalisés aujourd'hui permettent de se faire une idée des qualités des planeurs actuels qui sont les machines volantes les plus performantes en terme d'aérodynamisme. Un planeur de performance peut parcourir jusqu'à 60 km en air calme en ne perdant que 1000 m d'altitude, ce qui représente un angle de plané de un degré seulement.


Distance libre avec 3 points de virages libres 3009 km
Distance en triangle avec points de virage annoncés 2405 km
Distance libre sur un aller-retour 2247 km
Vitesse sur un aller-retour de 500 km 306 km/h
Vitesse sur un aller-retour de 1000 km 203 km/h
Vitesse sur un aller-retour de 2000 km 152 km/h
Vitesse sur un triangle de 300 km 225 km/h
Vitesse sur un triangle de 500 km 194 km/h
Vitesse sur un triangle de 750 km 176 km/h
Vitesse sur un triangle de 1000 km 169 km/h
Vitesse sur un triangle de 1500 km 119 km/h
Record d'altitude absolue 15460 m


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